Nous deux c'est juste l'histoire d'une balle, un qui l'a et l'autre qui a mal. _______________________________________-______ " Like somehow you just don't belong, and no one understands you " ______________________________________________________________________________________[ Simple Plan. Welcome To My Life. ]

 Nous deux c'est juste l'histoire d'une balle, un qui l'a et l'autre qui a mal. _______________________________________-______ " Like somehow you just don't belong, and no one understands you " ______________________________________________________________________________________[ Simple Plan. Welcome To My Life. ]

Et tu vois moi je suis là, au milieu de tous, de tout, de tous ces visages, de tous ces gens, de tout ce mouvement uniforme et régulier.
Je suis dedans et dehors.


Comme si personne ne me prenait au sérieux.


Comme si c'était anormal.


- Rien ne dépasse, pas un geste, pas un cri; tout est uniforme, monotone, tout n'est que plat et rectiligne -.



Comme si j'étais différente de tout ça.

Une Différence négative.



[ Photo : Confiserie, aux Baux de Provence. ]

L'incrédulité, l' étonnement. Le mépris, les réflexions, plus ou moins désagréables.
Pas de haine. Mais ce regard perplexe, interrogateur, rieur. Parfois méprisant.


Ceci dit, c'est-peut-être pire.


Comme s'il fallait être comme ça et pas autrement pour tout avoir, pour tout pouvoir.

C'est comme être invisible.

Invisible, sans rien à l'intérieur, tous pareils ?! Jamais.




__________ Comme si j'étais incomprise. ____ ..



# Posté le dimanche 25 janvier 2009 12:07

Modifié le jeudi 30 avril 2009 15:48

You're a Prison I can't Escape. You're a decision I never make._______________________________________ Simplement être Libre.________________________________________________________________________[Placebo. Twenty Years.]

You're a Prison I can't Escape. You're a decision I never make._______________________________________ Simplement être Libre.________________________________________________________________________[Placebo. Twenty Years.]
J'étouffe.

Te cracher à la geule, une bonne fois pour toutes, te dire que c'est fini, que tu n'as jamais rien été et ne sera jamais rien de toute façon. Te vomir ma haine et mon coeur en bouillie, que tu voies où j'en suis. Te hurler que tu n'es rien, que je m'en sors très bien sans toi, t'arracher les yeux et te laisser là mourir.
Te dire que tu es insignifiant.
Que tu n'es plus là, que tu n'existes plus, simplement quelque chose qui passe qu'on chasse d'un revers de main.
Te hurler que tout est possible sans toi mon Coeur, que tu peux bien partir de toute manière plus rien ne compte.
T'écraser.
Et mourir avec toi.
Te noyer sous mes larmes, te déverser tout ça d'un coup, t'étouffer avec ma fierté, hah, oui, je suis forte et tu es faible, tu ne peux plus rien contre moi désormais. C'est fini.
Te dire encore que je ne me souviens de rien, te crier toute la souffrance que j'endure, m'arracher la tête et te l'offrir histoire que tu réalises.
A quel point.

Regarde !
Regarde-moi, une fois, une dernière fois, achève-moi, retourne-toi bordel, dis moi que t'es là !



[ Photo : Charlotte's Room. Rexona. Ne vous laissera pas tomber. ]

Te dire que j'ai tout oublié.
Te dire que l'air est pur, le ciel bleu, que la vie est belle, te dire que je pars loin, très loin de toi.

Te crier, t'assourdir, que je me passe de toi, que ta vue ne m'émeut même plus.
Que ta voix ne résonne plus, qu'elle ne m'obsède plus.
Te dire encore que ton sourire n'est plus là, que je n'espère plus rien de toi, pars, dégage, laisse-moi !
Laisse moi crever de tristesse face à ta geule satisfaite, face à ton ignorance, face à tout ce que tu ne sais pas et que tu ne sauras jamais.

Te dire que je ne pense pas, plus à toi, jamais, non, je suis bien trop forte pour ça; tu entends ces chansons, tu t'en souviens ? Ca ne me fait plus rien de les écouter.
Tu ne me fais aucun effet.

Enfermée avec toi depuis trop longtemps.
Laisse moi partir, laisse moi m'enfuir, que je m'échappe enfin de toi.

J'en peux plus de faire semblant.
Plus maintenant.

"Je vais bien, ne t'en fais pas, regarde !
Tu n'es rien, rien comme au premier jour."
Regarde ce que tu as fait.
Regarde comme je suis conne.
Regarde de quoi tu es capable, inconscient, regarde comme je suis stupide !
Mes joues sont roses, mes yeux secs, mon coeur comme neuf et ma tête impeccable. REGARDE !

Tu n'es qu'une illusion, quelque chose d'abstrait.
Et moi je suis là, comme une imbécile, seule, perdue, sur le rivage quand toi tu es déjà loin.
Et je pleure encore, je saigne une fois de plus, c'est trop, vas-t'en.


Vas-t'en et ne reviens jamais.

# Posté le vendredi 27 février 2009 12:16

Modifié le samedi 04 avril 2009 09:22

" Quat'-fois-ouais-genre ! " =D _______________________________________ Elle a laissé juste un cil - Sur sa joue et c'est pour qu'il - La regarde encore une fois.____________________________________________________________________________[Yann Tiersen. La Valse des Vieux Os.]

" Quat'-fois-ouais-genre ! " =D _______________________________________ Elle a laissé juste un cil - Sur sa joue et c'est pour qu'il - La regarde encore une fois.____________________________________________________________________________[Yann Tiersen. La Valse des Vieux Os.]
Un jour tu vois je me réveillerais avec un creux dans le ventre.
Ce creux caractéristique que d'autres ont connu avant moi.

Une sensation de bien-être je crois.
Un jour béni.
Cette plénitude qui m'envahirait, oui, c'est ça, ce serait bien. Ouvrir la fenêtre, respirer vraiment, ça faisait longtemps.
Respirer à pleins poumons, sans contrainte, sans scrupules, sans arrières-pensées, sans cet ostinato appellé Toi dans ma tête.
[ Photo : Lights. Au châlet. ]

Courir tu vois, courir, faire une crise d'asthme, allez, souffle, essoufle-toi, on peut bien se le permettre, pour fêter ça, après tout aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres.
Tu vois vivre, vivre.
Sourire, mais réellement. Le sourire autenthique, pas celui que je traîne depuis trop de mois maintenant.
Aller voir les gens tu sais, parler, être normale. Respirer encore.
Respirer jusqu'à s'en faire crever les poumons.
Et puis rire, des heures, à gorge déployée, avec les larmes dans les yeux tu sais.

Tu vois ce vide au fond du ventre, au fond du coeur, la tête légère, les yeux brillants, avides de redécouvrir le monde. Comme un ordinateur qui redémarre.
J'attends depuis longtemps tu sais.

Parce que tu sais je me relève, doucement mais sûrement je crois, mieux vaut tard que jamais. Parce que ça va mieux malgré tout, un peu mieux, parce que tu n'es pas Eternel après tout. Tu n'es qu'un être comme les autres, mortel, commun, c'est ça, égal à moi, dans l'absolu en tout cas. En fait tu n'es rien. Pas grand-chose. Mais un jour tu ne seras plus rien du tout.

Ce jour où je serai libre enfin, et où les couleurs apparaîtront pour de vrai. Ce moment où tu t'envoleras au loin comme dans un souffle.
J'attends encore ce jour-là où je saurai que tout est moins lourd, plus lumineux soudain, comme une belle éclaircie dans le ciel d'un orage noir.
J'attends.

Que tout s'estompe, que tout s'éloigne et s'efface. J'attends vaillament ce soupir de soulagement intense, cette sensation de renouveau, cette petite voix qui me soufflera doucement que c'est fini.
J'attends.

J'attends la fin.

# Posté le vendredi 24 avril 2009 12:29

Modifié le vendredi 24 avril 2009 13:25

Espèce de polyglote.____________________ May'be one day We'll shine.______________________________________________________________ [ Coldplay. 42.]

Espèce de polyglote.____________________ May'be one day We'll shine.______________________________________________________________ [ Coldplay. 42.]
Tu tombes du ciel, je tombe sur le cul.
Et tu arrives et remues la vase au fond de l'étang, toutes ces algues et ces bactéries accumulées depuis trop longtemps. Et j'arrive pas à remonter à la surface.

C'est comme se réveiller d'une nuit trop longue. Le soleil m'éblouit.
Quel jour sommes-nous ?
J'ai dormi si longtemps. Il me faut du temps pour m'habituer à la lumière.

Tu n'as pas l'air de comprendre ça.

Et tu ris.


Je te l'ai dit, c'est comme refaire du vélo.
On le sort du garage et on admire les dégâts.
C'est plein de poussière.
La selle est trop petite, entre temps on a pris 2 ou 3 centimètres.
Les pédales grincent.
Le guidon a rouillé.

Et en selle.


[ Photo : Ganagobie. "Là-bas, c'est le bout du tunnel. ?" ]

Et je remonte, c'est extra. Le vent dans mes cheveux, le paysage qui défile, la vitesse dans la descente, la remontée un peu moins drôle mais le soleil filtre à travers les rayons des roues. Le bruit de ces roues qui tournent avec un bruit soporifique, la sonnette qui chante à nouveau et les freins qu'on réapprend à dompter. Mon ombre qui court à toute allure le long de la route oubliée.

J'ai peur.
J'ai mal aussi, d'une certaine façon.
Parce que toi, c'est passer à autre chose,
c'est envisager l'oubli, c'est la possibilité d'effacer tout ce qui est derrière moi et qui pèse,
qui pèse et qui traîne, qui plane au-dessus de moi.

C'est terrible. Excitant, et Effrayant à la fois.


<< L'eau est trop froide. >>

Et toi, tu ris.




Je me pose trop de questions.



"Attends, je réfléchis. " " Réfléchis pas trop.."

# Posté le mercredi 20 mai 2009 16:33

Modifié le mercredi 20 mai 2009 17:21

Déchue. __________________________________________ " The same Flower that Smiles today, Tomorrow will be Dying. " Robert Herrick. ______________________________________________________________________________________[ Radiohead. Creap. ]

 Déchue.  __________________________________________ " The same Flower that Smiles today, Tomorrow will be Dying. "  Robert Herrick.  ______________________________________________________________________________________[ Radiohead. Creap. ]
Parce qu'au fond qui étais-tu ?
Qu'étais-tu ?
Un défi.
Un défi et bien plus que ça.
Tu étais le concours, l'examen, le passage décisif. L'Etape.
La révélation.
La réussite ou l'échec. Pas d'autre issue possible.
Pas de milieu pas d'à peu près. Tout ou rien.

Et je suis en plein dans le rien. Le vide, le néant, l'échec, la déception, le désespoir, la gueule qui pend, les joues humides, la réalité en face. J'échoue.
Je me suis échouée. Sens propre et figuré. Le mot a tout son sens.
Echec de moi-même. Je suis décue, défigurée, j'ai perdu, le jeu était trop dur pour moi, trop rapide trop exigeant. Ce n'était rien pourtant. Mais le passé plane, les questions me survolent et les réponses s'envolent. Je te demande pardon. J'étais, c'était aérien et pourtant six pieds sous terre. Le bonheur et la peur ne font pas bon ménage.
0 sur 20. 1 à la limite, je suis tombée sur un correcteur compatissant. Pas de mention. Je me rappelle du "Tu l'auras ton bac, et mention Bien.", Honey. Moi je n'ai même pas la séance de rattrapage. Je n'ai pas appris mes leçons.
[Photo : Tassin. Bientôt un lieu incertain. ]

Echec de moi-même. Je ne suis plus rien, une épave sur la grève que la Mer a rejeté. La barque est perforée par les récifs du large. Le bois est décoloré, le sel a coagulé et la fine croûte blanche qui recouvre mon embarcation est aussi salée que l'eau qui se déverse le long de mes joues. Avant, tu les essuyiais.
Tu étais la réponse à ma question, la possibilité de faire quelque chose, quelque chose de bien, quelque chose que je n'ai jamais fait, quelque chose dont je me souviendrais. Egoïste. Egoïste je suis. Tu aurais été ma reconstruction après l'effondrement, le soleil après la pluie, comme on dit.

Il y a encore ton odeur dans mon lit, ton souffle au creux de ma nuque, le goût de toi sur ma bouche, ta main dans mon dos, tes yeux dans les miens.


Et la rage se mêle à l'amertume, je me déteste, plus fort cette fois, je hais cette imcompétence, cette déception essuyée une fois de plus, cette incapacité.
Je me déteste de n'avoir pas réussi, regarde, je hurle et suis compréssée, comme avant, comme pour lui, comme pour celui avant toi pour lequel j'ai saigné. Je pleure du sang, le sang des perdants, Little Miss Sunshine
. Maintenant je comprends mieux la théorie de ton père. "Tu veux être une battante ?".
Vous avez perdu,
quitter,
recommencer cette partie,
nouvelle partie,
aide.
AIDE ?


Essaie encore ! Mais j'essaie ! Alors pourquoi rien ne marche ? Tu disais "Non, tu n'essaies pas." Faux ! Faux, archi-faux ! Absurde ! Imposture ! Viens dans mon corps viens dans ma tête, viens voir ce que ça fait d'essayer. A tout point de vue, à tout niveau.



GAME OVER
-TRY AGAIN-.



Je t'aurais aimé, pourtant.___

# Posté le samedi 20 juin 2009 15:17

Modifié le dimanche 21 juin 2009 09:20